Récupérer des vidanges

Depuis quelques années, je fais un charognard de moi en ramassant certaines choses laissées aux vidanges par mes voisins. À ce jour, j’ai récupéré une vieille malle en bois datant des années 1920 avec les estampilles de voyage, une malle en métal bleu, un pupitre, un traîneau à neige en bois pour enfant, des bâtons pour ma patère et des pots à fleur; sans compter ce que je récupère de mes proches avant qu’ils ne jettent leurs trucs. Bien sûr, je trie et choisis ce que je récupère de la dump et suis loin d’être un hoarder. L’idée est simple, lorsque je vois un morceau que je pense être en mesure de récupérer, qui est en bon état et qui me sera utile, je le prends.

En plus, c’est un beau défi que de récupérer un meuble et de lui donner une seconde vie.

Dimanche dernier, j’ai trouvé un secrétaire dans les vidanges près de chez-moi. Il était plutôt mal en point dans la mesure où les pattes étaient arrachées et qu’un chat y avait laissé ses griffes. En seconde inspection, à la maison, je constate qu’il s’agit d’un meuble en pin fait à la main par un dénommé Lauzon en 2004.

AVANT - On peut distinguer (difficilement cela dit) les grafignes laissées par le chat à droite du panneau frontal.

AVANT – On peut distinguer (difficilement cela dit) les grafignes laissées par le chat à droite du panneau frontal.

AVANT - L'intérieur de l'alcôve.

AVANT – L’intérieur de l’alcôve.

AVANT - Dessous du meuble.  On peut voir que des équerres ont été posées afin de solidifier les pattes.  Les panneaux latéraux étaient arrachés lors de la récupération du meuble.

AVANT – Dessous du meuble. On peut voir que des équerres ont été posées afin de solidifier les pattes. Les panneaux latéraux étaient arrachés lors de la récupération du meuble.

Donc, j’ai bidouillé le meuble pendant ma semaine de relâche. Dès le départ, j’ai décidé d’abandonner les pattes et le tiroir du dessous pour me concentrer sur l’alcôve principale. Il était clair que les poignées devaient être changées. Pour les pattes, j’ai pensé utiliser une structure faite en tuyau d’acier pour la plomberie, mais j’ai abandonné cette idée afin de maintenir les coûts de la restauration raisonnable.

APRÈS - Nouvelle poignée.

APRÈS – Nouvelle poignée.

Pour vérifier si la teinture utilisée à l’origine était à base d’eau ou d’huile, j’ai utilisé un linge imbibé d’alcool à friction. J’étais assez content de constater que la teinture était à base d’eau lorsqu’elle s’est diluée dans l’alcool. Ce truc fonctionne aussi pour la peinture.

Après avoir sablé le panneau frontal pour effacer les grafignes du chat, j’ai commencé à le peindre avec de la peinture au latex. Toutefois, je voulais quand même conserver une trace de son passé. C’est pourquoi j’ai laissé la surface intérieure dans son état d’origine, avec les marques, les tâches et les traces d’usure, mais l’ai vernie. Pour lui donner un air plus moderne, j’ai opté pour un vernis à l’acrylique lustré. Trois couches ont été nécessaires sur les surfaces extérieures afin d’obtenir un fini brillant.

APRÈS - L'intérieur a été vernis, sans plus.

APRÈS – L’intérieur a été vernis, sans plus.

Finalement, j’ai acheté des pattes au fini nickel brossé chez Rona pour 9$/patte.

Somme toute, le projet m’aura coûté, si je calcule le tout au prorata de l’utilisation des matériaux comme la peinture et le vernis, environ 60$.  Pour ce qui est du temps, le projet m’a pris environ 10 heures à réaliser.

APRÈS - Résultat final.

APRÈS – Résultat final.

« La dinde des Griswold »

Cette année, j’ai reçu une bonne partie de ma famille pour le réveillon du 24 décembre.  Mon seul objectif était de faire une dinde après avoir vu le spécial « Turkey Week » du blogue The Art of Manliness.

Vu que ma famille ne voulait pas que j’assume seul les coûts associés à la réception, ils m’ont demandé de leur demander quoi préparer.  Toutefois, je ne tripe « potluck » où, plus souvent qu’autrement, la seule chance est de manger plein de trucs qui ne fonctionnent pas ensemble.  J’ai donc proposé de monter un menu et de déléguer la confection de certains des plats en fournissant les recettes.

Ma tablée

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Plus beau que des pantoufles en ciment

Bon, j’ai encore fait un bricoleur de moi. Il y a plus de neuf mois, je me cherchais une patère pour pouvoir accrocher mon manteau d’hiver. Je suis vraiment du type patère plutôt que garde-robe.

Donc, je naviguais sur les Internets à travers les mille-et-un blogue de design intérieur de ma liste quand je suis tombé sur ce modèle du designer Vytautas Gecas et je me suis dit « tiens, tiens, ça doit pas être compliqué à faire »…  Et bien cette semaine, je l’ai finie!

Coat rack de Vytautas Gecas (photo de Paulius Mazras)

Coat rack de Vytautas Gecas (photo de Paulius Mazras)

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Tabula rasa

Il y a plus d’un an, j’ai acquis ma maison. Étant un gars issu d’une famille qui se réunit presque tous les dimanches pour souper (depuis les quelques trente dernières années!), j’avais besoin d’une grande table de salle à manger (min. 8 pieds de long).

Plutôt que de me garocher dans la boutique branchouille la plus proche, j’ai décidé de nous – le chum de ma mère et moi – lancer le défi de créer ma table à partir de rien : sans plan ni connaissance en menuiserie. Bon, j’avais quand même plein d’idées et d’exemples glanés sur Internet et savais qu’elle serait mi-rustique, mi-chic, sobre, mais imposante. Aussi, je recherchais à créer une table qui puisse bien vieillir et s’user avec le temps. Autre défi, il fallait éviter le plus possible le recours à la quincaillerie métallique (vis, boulons, écrous, clous, etc.) parce que c’est laid! Donc, les goujons étaient de mise.

Image

Ladite table au coeur de ma salle à manger.

Voici comment nous nous y sommes pris…

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