Un coup fumant.

Hier soir, je me suis fais plaisir et j’ai réécouté le film Thank you for smoking (2005).  Ce film est sublime pour plusieurs raisons.  La principale est qu’elle met de l’avant l’importance de la rhétorique.

L’histoire est assez simple: on suit un lobbyist de l’industrie du tabac dans ses diverses tâches.  Donc, ce n’est pas pour l’histoire, les effets spéciaux ou le talent des acteurs.  Par contre, le texte de ce film est délirant.  Le type a comme de job de « mettre les gens en boîte » avec un paquet de procédés rhétoriques et une pensée sophistique.

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Point de vue: La justice

Jeune, je suis allé voir la pièce Douze hommes en colère au théâtre.  Grosso modo, douze jury doivent rendre une décision un verdict dans un procès.  Au début, tous sont en faveur d’un verdict de culpabilité, sauf un membre du jury.  La pièce tourne autour des discussions houleuses entre ces citoyens et du changement de leur verdict individuel à mesure que les arguments et les éléments de preuve sont réfutés ou atténués.

12 Angry men (1957)

Puis hier, j’ai piqué une discussion avec un de mes bons amis au sujet du tribunal pénal des jugés du Rwanda.  Il est avocat et travaille du côté de la défense à ce procès.  Était aussi présente une connaissance qui a fait sa maîtrise en criminologie sur les victimes dudit génocide [le mémoire et l’article digeste et plus ou moins exact du Forum de l’UdeM].

Perso, je ne sais rien de ce génocide.  Pas que ça ne m’intéresse pas, j’ai juste jamais pris le temps de lire là-dessus.  Bon, je me souviens d’un jeune aux Amputés de guerre qui a perdu une jambe en raison d’une mine antipersonnelle, mais à part cela, rien.

Ce qui se dégageait de cette discussion, c’est qu’il n’est pas toujours facile d’établir hors de tout doute la responsabilité criminelle des gens et à quel point certains crimes restent parfois impunis car ils furent commis par les victimes – on s’entend, ça reste pourtant un crime!  L’autre chose qui s’en est dégagée, c’est le besoin des victimes pour qu’il y ait réparation ou, à tout le moins, une sincère reconnaissance de l’acte posé.

Et voilà que je rebondis après tout le monde sur la décision du jury dans le procès de Guy Turcotte.  Non.  Je ne me prononcerai pas sur la décision du jury.  Non.  J’ai pas l’intention de défendre corps et âme notre système de justice et patati-et-patata.

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Comment être un homme.

Al Capone, parrain de la mafia de Chicago, c. 1930.

Découvrir les Sopranos 10 ans après tout le monde, c’est un peu plate, mais ça permet d’écouter toutes les saisons en quasi-rafale pendant une année.  C’est ce que j’ai fait cette année.  Je dois me rendre à l’évidence, les gens avaient raison, cette série est vachement bien faite.

Est-ce que c’est juste une histoire de mafieux véreux qui se tirent dessus? Non.  En fait, ce qui est fascinant de cette série c’est la réflexion qui s’en dégage sur la famille au sens général et particulier.  Cependant, ce qui a retenu mon attention pendant toutes les six saisons, c’est la question qui traverse l’ensemble de la série: qu’est-ce qu’être un homme.

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Créer.

“I’ve always been attracted to large eyes and exaggerated features. For the Red Queen and the Mad Hatter, I thought it might be interesting to take this exaggeration even further, a step beyond. It’s part of their madness--each in their own way.” (Source: The Atlantic)

Une collègue a partagé cette vidéo sur sa page Facebook et cette présentation m’a fait beaucoup réfléchir.  Avoir une idée.  Avoir une bonne idée.  Innover.  Créer.  Une série de processus difficile à comprendre et qui parfois nous surprennent au moment le moins attendu.

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Des espions, des informations et des poisons

J’adore tout ce qui touche au monde du renseignement, de l’espionnage et du secret.

Depuis quelques années, je lis les livres de l’auteur Gordon Thomas.  Ses ouvrages portent exclusivement sur le monde du renseignement secret (MI-5, MI-6, CIA, FBI, Mossad, etc.)  Il cumule plus de cinquante années de métiers, une foule de contacts placés dans le milieu du renseignement, Romancée, son approche permet d’expliquer plus vulgairement les diverses missions menées par ces services de renseignements.  Est-ce que tous les faits sont justes, authentiques et vérifiés?  Peut-être pas, mais ça reste une lecture simple, un exutoire qui fait réver, qui donne le goût d’être un James Bond.

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