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A propos Guillaume P.

[En développement]

Art contemporain: des barbouillages?

Barnett Newman, Voice of fire (1967) (Source: Musée des Beaux-Arts du Canada)

Jeune, la toile la Voix de feu de Barnett Newman me fascinait.  J’avais tout au plus 8-9 ans la première fois où j,ai rencontré cette colossale toile.  Après, je ne cessais de vouloir reproduire cette forme de peinture dans mes cours, au grand dam de ma professeure.  À l’époque, tout un scandale entourait l’achat de cette œuvre par le gouvernement canadien (archive Radio-Canada).  Bon, maintenant le gouvernement doit avoir des couilles en or avec cette toile, enfin!

Cela dit, l’appréciation de l’art contemporain ou moderne pose tout le problème des valeurs esthétiques – bien sûr – mais aussi sur la capacité et les compétences pour parvenir à créer une oeuvre qui se distingue et qui bénéficiera d’une reconnaissance par nos pairs.

Newman, un plasticien, offre une oeuvre qui, sur le plan technique, est cartésienne si je peux dire.  Un type dans le reportage de Radio-Canada dit qu’il serait aussi capable de faire la même chose avec un rouleau et deux pots de peintures – voilà que je me souviens avoir entendu mon pere dire la même chose devant cette toile!  Peut-être.

Cet argument où l’art est réduit à sa matérialité m’écoeure.  Le « ben là, j’suis capable d’en faire autant » sous-tend un refus de considérer la démarche de l’artiste et un déni de ses capacités.  En agissant comme tel, le spectateur, à mon sens, refuse tout dialogue avec l’artiste ou même de se laisser pénétrer par l’oeuvre… aussi mystérieuse soit-elle.

D’ailleurs, rien n’empêche quiconque de chercher à faire de l’art abstrait.  Pourquoi donc si peu de personnes s’y adonnent et qu’encore moins sont reconnus… qu’est-ce qu’il y a derrière la simplicité de l’exécution?  Qu’elle corde est touchée chez le spectateur pour qu’il se braque contre de telles oeuvres en diminuant l’artiste au rang de simple quidam s’amusant dans le rayon de la peinture chez Rona?

Ce discours atteint aussi les expressionnistes et les automatistes.  Devant un Pollock, certains diront : « N’importe qui est capable de faire cela. »  Vraiment?

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Une grosse bête

150e publication.  Fête des Patriotes.  Bon, quoi dire.

En fait, un ami m’a fait découvrir, par la bande, l’émission du réseau ABC Hungry Beast.  Seul problème, le seul contenu qui nous soit disponible consiste à quelques clips diffusés sur leur canal YouTube car les émissions ne sont pas accessibles sur leur site Web au Canada.

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S’envoyer en l’air

Mon précédent billet portait sur Halifax.  Lorsque j’y suis allé, j’ai – évidemment – pris l’avion.  Je dois admettre que j’adore prendre l’avion.

Un des trucs qui me fait rire en avion c’est l’esthétique des livrets de sécurité.  Mi-cartoon, mi-pictogramme, ces livres offrent une vision épurée et très optimiste de la situation d’urgence.  Je préfère me dire que ça se déroule plus comme dans le film Airplane!  Parlant film, je trouvais ça marrant quand, dans Fight Club (1999), ils décident de changer ces livrets…

Dans la même lignée, j’ai découvert, récemment, un site web qui offre des parodies de ces mesures de sécurité.  Plutôt hilarant.

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Chouette destination: Halifax

Du gris, du gris, encore du gris.

Il y a deux semaines, j’étais en congrès à Halifax.  Petite ville côtière, j’y ai découvert une charmante place où tout est pris à la légère.

L'alarme de feu se serait déclenchée car ils ne sont pas habitués d'avoir autant de chaleur...

Par exemple, nous étions en train de siroter une bière au Economy Shoe Shop par un bel après-midi quand l’alarme de feu s’est déclenchée.  Bien que le personnel et les clients à l’intérieur de ce resto-bar soient sortis sur le trottoir en attendant les pompiers, les clients  assis sur la terrasse ont continué à boire et profiter du soleil sans broncher.  Le personnel nous laissait profiter de la journée.  Quand les pompiers sont arrivés, la seule contrainte était que les clients ne rentrent pas à l’intérieur.  Bref, pas de stress à Halifax!

Au final, je retiens plusieurs choses de ce court périple: la bière Garrison, le Wooden Monkey et la réplique kitsch d’un bateau pour enfant.

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