À l’automne 2010, j’ai commencé une mineure en histoire de l’art par pur plaisir. Le premier cours suivi fut « L’oeuvre d’art et ses textes » dispensé par Mme Johanne Lamoureux. Grosso modo, elle nous montrait comment l’image suit – ou non – le texte et inversement. En appliquant un réductionnisme outrancier, disons que l’on y apprend à quel point les histoires ne se transmettent pas uniquement par la tradition orale (incluant le théâtre), mais aussi par la tradition picturale à travers un vaste jeu de va-et-vient d’une forme à l’autre.
Archives pour la catégorie Artiste à suivre
C’est Bon.
Nouveau groupe que j’ai découvert récemment: Bon Iver. Il s’agit, ici encore, d’un band de barbus (II).
Leur nouvel album éponyme est paru il y a quelques semaines, mais je viens tout juste d’avoir le temps de l’écouter. Il semblerait que le nom du groupe dérive du français « Bon Hiver! »… mais bon.
« Introduire des animaux domestiques »
En fin de semaine, j’ai vécu ma première vraie expérience de camping. Malade! Mais avant toute chose, il est impératif de vous mettre en contexte en vous faisant écouter ce numéro de François Bellefeuille, un nouvel humoriste.
Je ne sais pas pourquoi, mais son humour et l’énergie de ses personnages me restent dans la tête et m’ont suivis tout le long de mon trip en camping.
Par exemple, nous avons appris en camping comment reconnaître un faucon pèlerin? C’est lui avec un bâton… normal, c’t’un pèlerin!
Des couleurs et des formes.
En feuilletant la dernière édition de Canadian Arts, je suis tombé sur quelques oeuvres de l’artiste de la Saskatchewan William Perehudoff présentées dans le cadre de l’exposition rétrospective sur son oeuvre. J’aime, c’est tout.
Art contemporain: des barbouillages?
Jeune, la toile la Voix de feu de Barnett Newman me fascinait. J’avais tout au plus 8-9 ans la première fois où j,ai rencontré cette colossale toile. Après, je ne cessais de vouloir reproduire cette forme de peinture dans mes cours, au grand dam de ma professeure. À l’époque, tout un scandale entourait l’achat de cette œuvre par le gouvernement canadien (archive Radio-Canada). Bon, maintenant le gouvernement doit avoir des couilles en or avec cette toile, enfin!
Cela dit, l’appréciation de l’art contemporain ou moderne pose tout le problème des valeurs esthétiques – bien sûr – mais aussi sur la capacité et les compétences pour parvenir à créer une oeuvre qui se distingue et qui bénéficiera d’une reconnaissance par nos pairs.
Newman, un plasticien, offre une oeuvre qui, sur le plan technique, est cartésienne si je peux dire. Un type dans le reportage de Radio-Canada dit qu’il serait aussi capable de faire la même chose avec un rouleau et deux pots de peintures – voilà que je me souviens avoir entendu mon pere dire la même chose devant cette toile! Peut-être.
Cet argument où l’art est réduit à sa matérialité m’écoeure. Le « ben là, j’suis capable d’en faire autant » sous-tend un refus de considérer la démarche de l’artiste et un déni de ses capacités. En agissant comme tel, le spectateur, à mon sens, refuse tout dialogue avec l’artiste ou même de se laisser pénétrer par l’oeuvre… aussi mystérieuse soit-elle.
D’ailleurs, rien n’empêche quiconque de chercher à faire de l’art abstrait. Pourquoi donc si peu de personnes s’y adonnent et qu’encore moins sont reconnus… qu’est-ce qu’il y a derrière la simplicité de l’exécution? Qu’elle corde est touchée chez le spectateur pour qu’il se braque contre de telles oeuvres en diminuant l’artiste au rang de simple quidam s’amusant dans le rayon de la peinture chez Rona?
Ce discours atteint aussi les expressionnistes et les automatistes. Devant un Pollock, certains diront : « N’importe qui est capable de faire cela. » Vraiment?


