Du jazz dans le ravin comme disait Gainsbourg

Écoute
Écoute un peu ça, poupée
T’entends ? Mon air préféré
Mets-moi la radio un peu plus fort
Et n’aie pas peur, j’ vais pas aller dans les décors

– Serge Gainsbourg, extrait, Du Jazz Dans Le Ravin

Été 2003, je travaille comme coordonnateur pour le programme Animactions de la programmation estivale de Boucherville.  Je prépare l’été à venir avec des collègues.  J’ai les bleus, alors un collègue décide de me changer les idées.  Nous partons au Archambault à Ville d’Anjou.  À cette époque, il travaillait dans un autre Archambault.  Il connaissait la musique, la bonne musique.  Il me fait quelques recommandations.  L’une d’entre-elles – le groupe Antibalas – m’ouvre, encore, un monde de découverte: l’afrobeat.

Antibalas Afrobeat Orchestra

Mon introduction à l'afrobeat

Le nom l’indique, c’est de l’afrobeat.  De l’afrobeat, c’est un mélange funky de jazz où les percussions et les cuivres sont mis de l’avant.  Je vous l’accorde, ça peut paraître un peu répétitif par moment, mais je ne suis pas vraiment d’accord.

Comme je disais, mon collègue me fait découvrir ce groupe.  Au final, plus j’y pense, je n’avais pas acheté le disque, mais lui avais copié.  L’album Liberation Afrobeat Vol. 1 me fait découvrir le groupe.  J’adore.

Puis, le temps fait son oeuvre et je perds le disque copié.  C’est la cata.  Il est introuvable.  jusqu’au jour où je réalise que le disque est produit par Ninja Tune et que je retrouve leur discographie complète.  Extase.  Bonheur.  Razzia.

Ce groupe New Yorkais teinte la plupart de ses chansons d’un propos politique.  C’est vraiment très intéressant.

Afrodizz

Entre-temps, j’ai découvert Afrodizz par pur hasard.  D’où l’importance des « la pochette est funky, ça doit être bon » quand on se promène chez le disquaire.  Ce groupe est montréalais.  Je les ai vus live au Divan Orange cette année (c. avril 2010).  Ça vaut le détour.  C’est encore meilleur qu’en version studio.  Au début, je croyais que leurs chansons comportaient des extraits audio (sampling), mais non!  Tout est authentique.

Aussi, ça me fait penser par moment à Massive Attack… mais bon, pas tout le temps.

Ils sortent un nouvel album cet hiver, j’ai bien hâte.  En attendant, je vous invite à écouter quelques-unes de leurs compositions.

The Souljazz Orchestra

The Souljazz Orchestra - Raising Sun

Originaire d’Ottawa, j’ai découvert ce groupe au Divan Orange cette année.  Ici, les cuivres sont beaucoup plus présents.  Ça reste très intéressant.  Leur musique ne comporte pas de message politique ce qui, à mon sens, n’est pas un manque pour autant.  Leur premier album était un peu plus funky que leur plus récent.  Vous pourrez constater.  Perso, j’aime bien People People et Agbara.

Menahan Street Band

Menahan Street Band - Make The Road By Walking

Un bijou découvert grâce à la chronique de Julien Cayer dans P45 l’an passé (je l’ai lu cette année… je suis en retard et j’assume).  Je trouvais ça bon jusqu’à ce que je réalise que les fondateur de ce groupe sont issus d’Antibalas… Peu importe, leur disque a été mon « j’écoute sur repeat sans m’écoeurer » de décembre 2009 à mars 2010 et j’exagère à peine.  Ce groupe est toutefois plus ambiant dans son approche.  C’est moins rythmé, les cuivres sont toujours présents, mais la basse est plus mélodique.

  • MySpace. Je vous recommande la chanson titre de leur album Make the road by walking et Karina.

Hypnotic Brass Ensemble

De Chicago, ce groupe, je l’ai découvert quelques jours avant qu’ils ne viennent à Montréal.  Malheureusement, je les ai loupés.  Connais pas beaucoup, mais suis très intéressé de mieux connaître.  Un groupe familial de ce que j’en comprends.  Écoutez leur vidéo de présentation sur leur page officielle.  Pour clore ce billet, la pièce War:

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2 réflexions au sujet de « Du jazz dans le ravin comme disait Gainsbourg »

  1. Martin écrit sur mon mur Facebook:

    Salut Guillaume! Très bonnes suggestions de groupes dans ton billet sur l’afrobeat! Je rajouterais par contre deux noms incontournables, soit Fela Kuti, l’inventeur de l’afrobeat, ainsi que Femi Kuti, son fils. De plus, une trouvaille obscure qu’un de mes potes m’a fait entendre est l’album Woyaya du groupe Osibisa. Très très bon!

    Merci Martin.

  2. Ping : Chérie, la musique, tu aimes? « Chez Paré, pas de 'e'… Bienvenue aux dames!

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