La famille, c’est la famille.

La fin de semaine passée, j’ai écouté le film belge La merditude des choses (2009).  Honnêtement, à l’instar des Yes men, c’est surtout la pochette qui m’a attiré.  Dans ce cas précis, c’est la trashitude du gars qui faisait du vélo à poil qui me laissait entrevoir quelques rires gras.  J’ai été berné parce que, bien que j’y ai ri à souhait, l’histoire penche souvent dans le drame.

L’histoire se concentre autour du personnage de Gunther, un jeune ado qui vit chez sa grand-mère avec son père et ses trois oncles.  Alcooliques finis, batailleurs sans crainte et séducteurs paumés, ils constituent les modèles masculins du petit Gunther; son clan, celui des Strobbe.  Milieu familial disfonctionnel évoluant dans la misère crasse où les biens matériels appartiennent à tous et n’ont aucune valeur, ce sont la fratrie, l’honneur des Strobbe, le sens de la famille et le machisme qui servent de ligand à ces êtres Ô combien marginaux.

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