Fuck le spandex!

Je veux un titre qui punch car aujourd’hui je vous parle de mon plaisir coupable: écouter des films ou des séries télévisées de superhéros.  Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, je ne sais pas quand, mais j’ai développé un goût pour ce type d’histoire depuis quelques années.  Pourtant, je n’ai jamais lu de BD ou de Comics.

Pour tout dire, les films X-Men (2000) et Unbreakable (2000) y sont pour beaucoup.  Il s’agissait de la première fois où j’écoutais des films de superhéros et que… j’aimais vraiment ça.  Toutefois, Unbreakable reste l’un des meilleurs films de superhéros.  Pas de grands effets spéciaux, pas de grosses explosions, juste de la tension et la découverte lente d’un pouvoir extraordinaire.

Depuis, les films de superhéros se sont raffinés.  Pensons à Batman Begins (2005) et The Dark Knight (2008) de Christopher Nolan.  Ce sont, selon moi, des chef-d’oeuvres dans le genre.

Présentement, j’écoute la série Heroes.  Je vous la recommande.

Enfin, j’ai récemment écouté le film Kick Ass (2010).  Ce film, vous devez le voir.  L’histoire est celle d’un gamin pas trop hot qui veut devenir un superhéros.  Disons qu’il réussira avec l’aide… d’un Big Daddy et d’une Hit Girl.  Marrant, le film est comme une parodie des films de superhéros tout en étant précisément ce genre de film.  En passant, j’ai particulièrement aimé le jeu de l’actrice qui fait Hit Girl.  My God qu’elle a de l’attitude cette gamine.

Pour terminer ce billet, je vous laisse sur une citation d’Umberco Eco qui explique, peut-être, pourquoi ces films me font vibrer:

Mais dans une société particulièrement nivelée, où les troubles psychologiques, les frustrations, les complexes d’infériorité sont à l’ordre du jour, dans une société industrielle où l’homme devient un numéro à l’intérieur d’une organisation qui décide pour lui, où la force individuelle, quand elle ne s’exerce pas au sein d’une activité sportive, est humiliée face à la force de la machine qui agit sur l’homme et va jusqu’à déterminer ses mouvements, dans une telle société, le héros positif doit incarner, au-delà du concevable, les exigences de puissance que le citoyen commun nourrit sans pouvoir les satisfaire. (…) Clark Kent [le nom terrien de Superman] incarne exactement le lecteur moyen type, bourré de complexes et méprisé par ses semblables; ainsi, par un évident processus d’identification, n’importe quel petit employé de n’importe quelle ville d’Amérique nourrit le secret espoir de voir fleurir un jour, sur les dépouilles de sa personnalité, un surhomme capable de racheter ses années de médiocrité. (Umberto Eco (1978) De Superman au surhomme, p. 113-114)

Somme toute, les films et les séries télé de superhéros, ce sont un plaisir coupable.  Ça fait du bien et en plus, il y a de moins en moins de spandex!

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