6 décembre.

Il y a 21 ans, la pire tragédie se déroulait à l’École Polytechnique de Montréal.

14 jeunes femmes périssaient sous les balles d’un seul homme.

Parce que ce type d’évènement est injuste, je vous invite au souvenir.

Ceux qui ont vécu le premier alunissage, la mort de JFK ou le 9/11, se souviennent du lieu et des circonstances dans lesquels ils ont appris cette nouvelle.

Le 6 décembre 1989, j’étais dans la cuisine avec mon père.  Il préparait le souper.  Ma mère était absente, elle était à l’Université de Montréal où elle étudiait en droit.  Je me souviens d’avoir demandé à mon père si ma mère pouvait être dans ce pavillon.  Il semblait angoissé, il ne savait pas.

Au final, non.  Mais je me rappellerai toujours de ce bulletin de nouvelle.

Je ne connais pas personnellement de victime, mais je sais que l’un des profs de mon père à pareille date à l’ÉTS était le père d’une des victimes.

Parce que cette tragédie nous affecte tous de près ou de loin, souvenons-nous.

Geneviève Bergeron (née en 1968), étudiante en génie civil.
Hélène Colgan (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Nathalie Croteau (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Barbara Daigneault (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Anne-Marie Edward (née en 1968), étudiante en génie chimique.
Maud Haviernick (née en 1960), étudiante en génie des matériaux.
Maryse Laganière (née en 1964), employée au département des finances.
Maryse Leclair (née en 1966), étudiante en génie des matériaux.
Anne-Marie Lemay (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Sonia Pelletier (née en 1961), étudiante en génie mécanique.
Michèle Richard (née en 1968), étudiante en génie des matériaux.
Annie St-Arneault (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Annie Turcotte (née en 1969), étudiante en génie des matériaux.
Barbara Klucznik-Widajewicz (née en 1958), étudiante infirmière.
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Une réflexion au sujet de « 6 décembre. »

  1. Je m’en souviens encore et c’est un souvenir qui m’attriste à chaque fois que j’y pense. Je me souviens de l’atmosphère lourd qui imprégnait le pavillon Jean-Brillant, au lendemain de la tragédie. Je me souviens aussi de mon fils qui avait 7 ans et qui voyant la tragédie, à la télé, s’inquiétait de moi puisque je n’arrivais pas! J’ai toujours pensé que si Marc Lépine avait été refusé en droit, le carnage aurait eu lieu dans notre pavillon puisqu’en 1989, les filles constituaient la majorité des élèves admises en droit.

    Ton père avait comme prof M. Daigneault. Ce dernier est décédé quelques années plus tard, la mort tragique de sa fille l’avait beaucoup affecté.

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