Le cirque au XXIe siècle

Cette année j’ai découvert le cirque.  Je présume qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir de nouvelles formes d’art.

Ma première initiation fut avec le spectacle « By the light of the stars that are no longer » (Extrait, site externe, WMV) de la troupe australienne Circa.  Ce spectacle repose sur les épaules de cinq artistes (deux femmes, trois hommes) dont les chorégraphies explorent les relations interpersonnelles.  Domination.  Jeu de force.  Amitiés.  Abandon.  Soutenu par une trame sonore sublime, le spectacle est un mélange entre performances physiques à l’état brut, danse moderne et, un peu, d’arts du cirque.

J’ai été séduit.  L’amie qui m’accompagnait a été tout aussi charmée par ce spectacle.  Vraiment, j’ai élargi mes horizons cette soirée-là.

La semaine suivante, j’ai croisé une trapéziste graduée de l’École nationale de cirque dans un bar.  On commence à jaser de cirque (forcément!) et on réalise que nous étions tous deux au spectacle.  Et elle pète ma bulle d’enthousiasme: « Tu viens de voir probablement ce qui est LA meilleure troupe de cirque et LE meilleur spectacle depuis les 20 dernières années!  Tout ce que tu verras après va te paraître plate. »

Déterminé, je suis allé voir le spectacle « La vie » (quatre femmes, quatre hommes dont un DJ) de la troupe québécoise Les 7 doigts de la main.  J’invite mon petit cousin (9 ans).  Une prestation correcte, plus diversifiée en termes de « disciplines », mais la trapéziste avait raison…

Et voilà que l’évènement Montréal complétement cirque débute cette année.  Je regarde la programmation et tombe sur ce spectacle: Sway par la troupe belge Les mains sales.  Comme d’habitude, j’achète une paire de billets et lance l’invitation à des amis.  Une seule réponse positive.

Le spectacle regroupe trois artistes (une femme, deux hommes dont un musicien).  On est témoin de la relation passionnée entre une femme et un homme, mais fondée sur un rapport asymétrique de pouvoir en faveur de l’homme.  L’homme est un sosie de Johnny Hallyday.  Le musicien, un homme timide, s’interpose à travers cette relation, ce qui ne le sert pas nécessairement bien et initie une démonstration de force de la part du mâle Alpha (i.e. prendre la femme et la crisser à terre dans un élan de colère).  Courte prestation d’un peu plus de trois quart d’heure, je suis réconforté… je vais continuer d’aller voir des spectacles de cirque.

Quoi retenir de ce billet?

Le cirque au XXIe siècle, c’est vraiment très intéressant.

Sur une note plus comique.  Je retiens des trois shows que j’ai vus que :

  • Le nombre d’artistes présents sur scène est impair, et souvent il y a plus d’hommes.
  • Les chorégraphes de cirque aiment explorer les rapports de domination entre les hommes et les femmes
  • La musique est une partie intégrante de la prestation
  • Certaines femmes sont clairement plus fortes que moi.
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